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Les produits VSO
Stef : Pour aborder votre offre logicielle, j’aimerais
vous poser une question anecdotique concernant vos pilotes.
Pourquoi ce nom si particulier de « Patin-Couffin
» ? D’où vient-il ?
M.F. : Je laisse la parole à Fabrice pour ces
questions techniques.
F.M. : A l’époque de la création
de BlindWrite Suite, la seule couche d’accès
matériel était les pilotes ASPI, lesquels
n’étaient pas libres de droits. Nous avons
alors décidé de développer notre
propre couche d’accès matériel.
En outre, cela était nécessaire pour pouvoir
faire ce que nous souhaitions de BlindWrite. C’est
ainsi que sont nés les pilotes « Patin-Couffin
» !
Koba : Bref, une dénomination originale !
F.M. : Exactement ! Un nom typiquement français
! Qui, de plus, se trouve sans problème avec
les moteurs de recherche actuels !
Stef : Commençons le tour de vos produits avec
CopyToDVD. Ce logiciel semble être devenu depuis
peu votre produit phare. Pouvez-vous nous dire où
en est actuellement son développement ?
M.F. : Sur ce point, je vais vous répondre. Nous
planchons actuellement sur la version 4 de CopyToDVD,
qui devrait intégrer tous les produits VSO existants.
Et peut-être même plus encore, mais c’est
une surprise !
Stef : Si vous deviez « vendre » CopyToDVD
par rapport à la concurrence, sur quels points
mettriez-vous l’accent ?
M.F. : CopyToDVD synthétise les fonctionnalités
essentielles pour l’utilisateur.
Koba : Bref, sa facilité d’emploi est
un de ses atouts ?
F.M. : Tout à fait. Mais nous ne manquerons pas
de l’améliorer encore à cet égard
en tenant compte des critiques reçues !
Stef : Outre cela, comment comptez-vous améliorer
CopyToDVD ? Quelles fonctions projetez-vous d’implémenter
à court ou moyen terme ? Nous pensons notamment
à DVD ToolBox, dont le développement semble
à l’arrêt. Songez-vous à l’intégrer
à CopyToDVD ?
F.M. : Je pense qu’il existe actuellement de nombreux
et performants outils de rip de DVD. Du reste, des considérations
d’ordre légal nous poussent à ne
pas nous engager dans cette voie. D’autant que
ce marché nous semble à terme condamné
avec l’avènement des graveurs double couche,
lesquels rendent superflue toute compression. Nous comptons
implémenter la re-compression de DVD, mais pas
le transcoding. Un autre de nos logiciels, DivxToDVD,
par exemple, supporte déjà de nombreux
formats !
Stef : Merci pour ces précisions. Venons-en
maintenant, si vous le voulez bien, à BlindWrite
Suite. Ce logiciel était jusqu’il y a peu
votre produit phare. Pourquoi son développement
semble-t-il connaître certains ralentissements
ces derniers temps ?
F.M. : Deux considérations nous guident en la
matière. D’une part, avouons-le, le niveau
actuel des protections est très bon, ce qui rend
la recherche de solutions de copie très longue
et très coûteuse. D’autre part, notre
ratio de vente sur BlindWrite Suite est très
faible car il est malheureusement victime de son succès
et tout le monde le pirate !!
Koba : Nonobstant ce dernier problème, peut-on
dès lors considérer que la copie 1:1 a
ses beaux jours derrière elle et qu’elle
est amenée à disparaître ?
M.F. : La copie 1 :1 appartient en effet au passé
selon nous.
F.M. : Il n’y a qu’à voir l’orientation
générale prise par les éditeurs
de logiciels de copie, qu’il s’agisse de
VSO-Software ou d’autres. Plus aucun logiciel
de réplication, quel qu’il soit, ne fait
de véritables progrès…
Koba : Lorsque vous dites que la copie 1:1
appartient au passé, vous sous-entendez des contraintes
techniques ou essentiellement commerciales ?
F.M. : Si vous le permettez, je vais répondre
à cette dernière question. L’aspect
commercial est évidemment important, mais en
l’espèce, ce sont avant tout des contraintes
techniques qui dictent nos choix en la matière.
Koba : Il y a dès lors peu de chance selon
vous pour que nous assistions à un nouveau jeu
du chat et de la souris entre concepteurs de protections
et éditeurs de logiciels de copie, notamment
en ce qui concerne le « blacklisting » opéré
par les premières ?
F.M. : C’est effectivement notre opinion…
Mais rien n’est jamais acquis en informatique.
Nous ne fermons donc définitivement aucune porte
!
Stef : Revenons-en alors à BlindWrite Suite
tel que nos membres le connaissent dans sa dernière
version. Pourquoi avoir opté pour une interface
si peu paramétrable ? Beaucoup d’utilisateurs
semblent la maudire.
F.M. : BlindWrite Suite 4 proposait trop d’options.
La version 5 trop peu. Nous avons bien reçu le
message de nos utilisateurs à cet égard
et nous en tiendrons évidemment compte dans les
prochains développements que connaîtra
BlindWrite !
Koba : Donc, le déclin de la copie 1:1 ne signifie
pas nécessairement l’abandon de BlindWrite
Suite ?
F.M. : Absolument pas ! Il s’agit juste d’un
ralentissement lié à des éléments
que nous ne contrôlons pas.
Koba : Peut-on alors espérer qu’un jour,
les protections TAGES et StarForce seront mises à
l’ordre du jour ou sont-elles définitivement
trop complexes ?
F.M. : Elles sont effectivement extrêmement complexes…
Et le résultat de nos recherches est binaire,
si je puis dire. Soit ça marche, soit ça
ne marche pas. Et pour le moment, ça ne marche
pas. Mais, je le répète, rien n’est
jamais acquis en informatique !
Stef : Quelques questions sur PhotoDVD à présent.
Parlez-nous un peu de votre dernier-né. Pourquoi
un tel logiciel ? Et comment est-il reçu par
vos utilisateurs ?
F.M. : L’accueil est très bon, d’autant
que PhotoDVD répond à une demande de simplicité
qui, à ma connaissance, n’existe nulle
part ailleurs sur le marché à ce jour.
Stef : Comment envisagez-vous son développement
?
F.M. : A l’heure actuelle, PhotoDVD ne permet
« que » de créer des DVD Photo, mais
nous comptons y intégrer différentes fonctions,
comme la création de menus, de sous-titres, de
hot points, etc. Tout cela prend du temps et nécessite
d’être à l’écoute des
attentes des utilisateurs. Mais différentes choses
sont en projet ! Nous mettrons également l’accent
sur l’ergonomie du logiciel, que nous souhaitons
encore améliorer.
Stef : Un support du format VCD pour ceux qui ne possèdent
pas encore de graveur de DVD peut-être ?
F.M. : Au prix actuel des graveurs de DVD, la réponse
est clairement non. En outre, la qualité du VCD
est vraiment trop médiocre par rapport à
celle du DVD. Nous préférons nous concentrer
sur la meilleure qualité possible !
La distribution des produits VSO
LaddyC : Est-il possible de trouver vos logiciels ailleurs
que sur votre site internet ? Dans des enseignes plus
classiques, notamment ?
M.F. : Actuellement, nos produits ne sont effectivement
pas disponibles dans les commerces traditionnels. Ceci
essentiellement pour des raisons de coût de production.
En outre, le commerce en ligne nous permet de répondre
plus rapidement aux attentes de nos clients, par exemple
grâce à une possibilité de téléchargement
immédiat, des mises à jour régulières,
etc. Toutefois, nous sommes ouverts à toute proposition.
LaddyC : Pour en revenir à vos clients français,
quelles parts de votre chiffre d’affaire représentent-ils
? Et comment réagissent-ils face à la
vente en ligne de vos produits ?
M.F. : Nos clients français représentent
environ 5 pourcents de nos ventes. Mais, insistons-y,
ce n’est pour cette raison que nous les négligeons,
au contraire ! En ce qui concerne la vente en ligne,
il est incontestable que celle-ci est moins bien intégrée
en France que dans d’autres pays. Profitons-en
pour rappeler qu’il est également possible,
sur notre site, de régler ses achats par chèque
et pas uniquement par carte bleue ! |