| Cet article sur l'identification manuelle
des protections se veut être la suite logique
du document précédent qui vous expliquait
comment détecter les systèmes de protection
au moyen de logiciels automatisés. Ce type de
programmes faisant en quelque sorte le travail à
votre place, histoire d'aller aujourd'hui un peu plus
loin, de comprendre comment ces logiciels parviennent
à savoir quelle protection est utilisée
sur tel CD, nous allons vous fournir les clés
qui permettent à tout un chacun de s'affranchir
des logiciels de détection.
Au lieu de prendre pour argent comptant les informations
fournies soit par une base de données sur le
web, soit par des logiciels comme Clony, DiscScanX et
consorts, vous aurez suffisamment de renseignements
pour détecter vous-mêmes à quelle
protection vous avez affaire. L'expérience aidant,
il vous sera alors possible de déterminer en
quelques secondes le type du système de protection,
et par la suite la stratégie à mettre
en œuvre pour en réaliser une copie de sauvegarde.
Pour commencer ce dossier sur la détection manuelle
des protections, il est bon de faire une présentation
rapide et succincte des différents systèmes
connus, en particulier ceux qui équipent les
CDs de jeux vendus dans le commerce français.
Sur le marché français, les 4 familles
de protections les plus répandues sont actuellement
: SafeDisc, SecuROM, StarForce et Tagès.
Comme cela a été évoqué
dans le dossier précédent, chacune de ces
familles a évolué au fil du temps et certaines
se déclinent en plusieurs versions.
Un premier indice permettant de se faire une idée
de la protection utilisée sur le CD sera l'éditeur
ou le distributeur du jeu. Il faut bien garder à
l'esprit qu'une protection anti-copie commerciale coûte
cher, très cher. Vous n'imaginez donc pas que
les éditeurs de jeux vont changer de protection
pour chacun de leur titre, cela serait bien trop coûteux.
A partir du moment où ils ont fait l'acquisition
d'une protection particulière, celle-ci a de
fortes chances de se retrouver sur tous leurs titres
futurs tant que la protection assure un minimum son
rôle.
Ainsi, il est déjà possible de se faire
une idée selon la maison d'édition. Microsoft,
propriétaire de C-dilla/Macrovision, les inventeurs
de la protection SafeDisc, va donc tout naturellement
faire appel à cette solution quand il décide
de protéger ses jeux.
De même, Electronic Arts, géant du jeu
vidéo, utilise quasi exclusivement la SafeDisc
: tous ses jeux de sports (tous les EA Sports : FIFA,
NHL, etc.), les jeux de Westwood (Alerte Rouge, Command
and Conquer, etc.), également propriété
de Electronic Arts, sont équipés de cette
protection.
A l'inverse, les jeux édités par Sierra
font généralement appel à la protection
SecuROM. De même pour Blizzard (Diablo, Diablo
2, Warcraft 3).
D'autres éditeurs, comme ID Software, père
des Quake et autre Return to Castle Wolfenstein, ont
tendance à ne pas protéger leurs jeux.
Bien que se baser sur le comportement passé
d'un éditeur de jeu puisse vous donner des indications
sur la protection éventuellement utilisée,
rien ne vaut les éléments réellement
probants qui attestent de façon claire de la
présence d'une protection.
Voyons donc à présent les différentes
méthodes d'identification de chaque protection.
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